Cinéma

Les programmations du CNC : Une dernière sélection à savourer

Du 07/02/2022 au 06/03/2022

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Depuis un an, la Maison de l’architecture de Normandie – le Forum propose aux adhérents une programmation thématique d’une dizaine de films du Centre National Cinématographique à visionner chez soi. Cette sélection est la dernière !

 

Pour finir en beauté - Une sélection à savourer (7 février au 6 mars 2022)

Description : Déjà un an que l’équipe du Forum vous propose ses sélections de films du CNC, afin de garder le lien et poursuivre sa mission culturelle. Une année pour s’évader et parcourir le monde autrement, pour parler architecture, urbanisme et paysage à travers des images. Une dernière sélection, avant de se retrouver pour de bon, avec des architectes, des artistes, des projets, des paysages… mais avant tout, des histoires d’Hommes.

Une sélection de 10 films : ​

  • Tant que les murs tiennent / 2016, documentaire, 52 min, couleur / Réalisation : Marc Perroud

L’usine Rhodiacéta de Besançon faisait la fierté de ses employés. À sa fermeture en 1981, elle était devenue un symbole de lutte sociale et d’émancipation culturelle pour ses 3000 ouvriers. Les travailleurs ont aujourd’hui laissé place aux graffeurs et le calme des ruines a remplacé le vacarme des machines. Mais dans ce lieu loin d’être délaissé, de nouvelles histoires continuent à s’écrire, à coup d’archives oubliées et d’aérosols colorés.

  • Opéra de Lyon - Jean Nouvel / 1993, documentaire, 52 min, couleur / Réalisation : Michel Van Zele

Le projet de réaménagement de l'opéra de Lyon fut confié en 1986 à l'architecte Jean Nouvel. Après sept ans de travaux, l'opéra fut inauguré le 14 mai 1993. Tout en conservant les façades d'origine, le volume intérieur fut multiplié par trois, l'architecte ayant développé le sous-sol et créé un étage supérieur ornée d'une voûte, d'ailleurs très controversée.

  • Fernand Pouillon, le roman d'un architecte / 2003, documentaire, 52 min, couleur / Réalisation : Christian Meunier

Amoureux d’architecture et porté par la volonté acharnée de construire, dans l’urgence, des logements de qualité à des prix imbattables, Fernand Pouillon (1912-1986) a connu un destin singulier. Très productif mais dérangeant, il se heurta aux idées et aux modes de production dominants de son époque. De la Méditerranée à la région parisienne, ce film fait redécouvrir l’œuvre impressionnante d’un homme qui paya cher la fidélité à ses convictions.

  • Boîte à vent (La) - Le Rectorat de la Martinique / 1999, documentaire, 26 min, couleur / Réalisation : Stan Neumann

Le rectorat de la Martinique, conçu en 1993 par Christian Hauvette avec de lourdes contraintes (6 000 m2 de surface utile et climatisation naturelle), est ici l’objet d’une démonstration efficace associant schémas et commentaires pour en faire comprendre l’ingéniosité. L'envers du décor est vu d’abord côté usagers, puis de manière polémique puisque l'arrivée d’un nouveau recteur menace la spécificité du bâtiment.

  • Nature et Nature / 1991, documentaire, 17 min, couleur / Réalisation : Camille Guichard

Au coeur de la campagne irlandaise, sous l'oeil attentif du professeur d'archéologie Colin Renfrew, Andy Goldsworthy (né en 1956) réalise des œuvres éphémères avec des feuilles, des pétales de fleurs, des brindilles, des pierres, des cristaux de glace, et les photographie. Jalonnant cette promenade, la conversation des deux hommes permet à l'artiste d'analyser sa démarche. Précisant sa perception de la nature, Andy Goldsworthy avoue puiser son énergie dans l'éphémère. Employant pour seuls outils ses mains, sa salive et des épines, il travaille en symbiose avec la nature parce qu'elle respire à travers le rythme des saisons et des hommes.

  • Phaeno, le bâtiment paysage / 2006, documentaire, 26 min, couleur / Réalisation : Richard Copans

Dans ce film consacré au Centre des sciences de Wolfsburg (Allemagne), construit en 2005 par l'architecte anglo-irakienne Zaha Hadid, Richard Copans nous invite à une double leçon d'architecture : le portrait décliné en voix off d'une femme architecte à travers ses difficultés à évoluer dans un univers masculin, et l'analyse, à partir de maquettes et d'images en 3D, d'un bâtiment paysage "entre fromage fondu et trou noir".

  • Renzo Piano, architecte au long cours / 1999, documentaire, 52 min, couleur / Réalisation : Marc Petitjean

Piano est avant tout un homme de chantiers : il enchaîne les réunions avec plaisir, sait convaincre ses détracteurs avec humour. Par exemple, dans le projet du centre commercial de Nola, en Campanie, "un petit Vésuve de 40 mètres de haut" dont le cratère abrite un hypermarché autour d'une place-jardin de 160 mètres de diamètre, comment inciter les financeurs à accepter l'espace considéré comme "perdu" ? La réponse est elliptique : "Sans le jardin, cet ensemble devient une série B !"

  • Firminy, le maire et l'architecte / 2007, documentaire, 53 min, couleur / Réalisation : Xavier Pouvreau, Olivier Cousin

"Nous bâtissons pour que les hommes vivent mieux... dans le soleil, l'espace, la nature..." déclare Eugène Claudius-Petit, élu maire en 1953. Son programme : une politique sociale progressiste avec la construction de 1000 logements et l'ouverture du parc H.L.M. aux immigrés, une planification urbaine issue de la Charte d'Athènes, Firminy-Vert, qui favorise la mixité et le vivre ensemble. Le Corbusier contribue au projet avec un stade, une Maison de la Culture, puis une Unité d'Habitation.

  • Monde en un jardin (Le) / 2011, documentaire, 91 min, couleur / Réalisation : Frédérique Pressmann

Sur les hauteurs de Belleville, au nord-est de Paris, il est un parc d’où l’on domine toute la ville. À flanc de coteau, les allées sillonnent entre les massifs fleuris, les escaliers s’engouffrent sous les arbres, des rigoles s’élancent pour finir en cascade. Portrait d’une oasis urbaine, de son maître jardinier, le sage Gérard Joubert, et de ses habitués, originaires des quatre coins du monde.

  • Josef Nadj - Dernier Paysage / 2006, documentaire, 51 min, couleur / Réalisation : Josef Nadj

Dans ce film qu'il a lui-même réalisé, la mémoire du lieu est ce qui intéresse le chorégraphe Josef Nadj. À partir d’un double principe, il met en perspective son univers et le processus de création de l’une de ses pièces, Last Landscape, créée en duo avec le percussionniste Vladimir Tarasov. Cet autoportrait face au paysage décline gestes et matériaux à partir d’un espace réel, revisité par des dessins, extraits du spectacle et commentaires.

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